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Cette structure est située à 100 m au sud du dolmen des Puades sous le chemin longeant le canal Belletrud.
Elle a été fouillée par Casimir Bottin vers 1880 et par Gérard Sauzade en 1971.

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ciste des puades 1978 ciste des puades 1978
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ciste des puades 2004 ciste des puades 2004
Ciste des puades en 1978 (M. Gourdon) Ciste des puades en 2005 (J.J. de la Napoule)


Il s'agit d'un petit caisson carré, à fleur de terre, en blocs ou petites dalles de champs.

Le mobilier archéologique

Sauzade a recueilli une alène losangique en bronze, une perle en Collumbella rustica, 24 perles en stéatite, deux cent perles discoïdes en test de coquille, 3 pendeloques en cristal de roche, un fragment de cristal de roche retouché, 3 canines de canidés non percées, de nombreux fragments de poteries dont un décoré, peut-être campaniforme, des éléments de collier tubulaire et spiralé.

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ciste des puades 1971 ciste des puades 1971
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Ciste des puades en 1971 (G. Sauzade) Mobilier du ciste des puades de la fouille Sauzade en 1971, Chalcolithique et Bronze ancien (G. Sauzade)   


Datation proposée : Chalcolithique puis Bronze ancien.

Selon Guébhard et Goby, Bottin aurait fouillé une deuxième ciste non loin de la première : la ciste des Puades 2 dans l'Atlas Préhistorique de Bernard Gassin.

Bibliographie


GUEBHARD Adrien, Ponnadieu et les environs de Saint-Vallier-de-Thiey, Bulletin du CAF, section des Alpes-Maritimes, t. XVI, 1895

GOBY Paul et GUEBHARD Adrien, Sur les enceintes préhistoriques des Alpes-Maritimes, Congrés AFAS Grenoble, 1904

GOBY Paul, Coup d'oeil d'ensemble sur le préhistorique de l'arrondissement de Grasse, 2ème CPF Vannes, 1906

CHENEVEAU René, Liste des mégalithes, pseudo-mégalithes et tumulus des Alpes-Maritimes, Mém IPAAM, mise à jour N°2, t. XIV, 1971

GAGNIERES Sylvain, Informations archéologiques, Gallia Préhistoire, XV, 2, p. 555, 1972

GASSIN Bernard, Atlas préhistorique du midi méditerranéen, feuille de Cannes, p. 83, CNRS, Paris, 1986.

 

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Situé à 3,5 km à l'est/nord-est de Saint-Cézaire, au quartier du Bois d'Amon, sur un replat à 595 m d'altitude. Découvert par Bourguignat en 1866, fouillé apr De Maret le 3 mars 1876, par Goby en 1900 et Sauzade en 1971. inscription MH / arrêté du 26 avril 1989 (cad. B1 282). 50 m au sud-ouest se trouve le dolmen de Colbas 2 ou Colle Basse 2, restauré lors d'une opération menée par l'Institut d'Etudes Niçoises / Conseil Général des AM en 1998.

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dolmen de collebasse 1 1960 dolmen de collebasse 1 1960
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dolmen de collebasse 1 1960 dolmen de collebasse 1 1960

(Dolmen de Colbas 1, J. Courtin, 1960)


Historique et description

C'est le plus grand dolmen des Alpes-Maritimes. Selon les termes de Bourguignat en 1866 "...le plus important du pays. Ce dolmen que je regrette beaucoup de n'avoir pu examiner est immense, et se trouve construit, aux dires de mes guides, en pierres vraiment colossales".

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(doc. 1 topographie de A. De Maret)

La cella (1,80m x 1,60m) est formée de 5 dalles complétées, entre les piliers de l'entrée et les dalles latérales, par des murets de pierres sèches. Les piliers de l'entrée mesurent 1,87 m et 1,65 m. Ils s'ouvrent à l'ouest-nord-ouest sur une antichambre, longue de 2 m et large de 80 cm, formée par deux dalles au nord et au sud, limitée à l'ouest par un seuil d'une hauteur de 60 cm, prolongé par un couloir de 3 m de long sur 95 cm de large. Ce dernier est formé d'un muret en pierres sèches au nord, d'une dalle et d'un muret au sud.

Lorsque De Maret fouilla le dolmen, l'antichambre était séparée de la cella par un seuil formé de deux pierres, l'une à plat et l'autre, verticale reposant sur la première, haute de 70 cm.

Le tumulus mesurait 13 m de long sut 10 m de large et 1 m de hauteur et De Maret remarque qu'il est ceinturé de gros blocs alignés : "il est probable qu'un cercle devait ainsi entourer le monument, comme un cromlech, dont les pierres seraient simplement mises à plat sur le sol." (cf doc. 1)

De Maret précise : "La table (de couverture) qui avait glissé et qui reposait simplement sur la pierre du fond avait 1,80 m de long sur 1,50 m de large, d'un côté et de l'autre. Primitivement, elle devait porter seulement sur la convexité dont nous avons parlé (en fait sur le sommet de la dalle de chevet) et sur les deux piliers de la porte, laissant en dessous à gauche et à droite, un vide de 50 cm. A mon grand regret, j'ai été obligé de la briser, n'ayant pu la faire enlever et désirant fouiller, l'intérieur de la cella et du couloir...." (cf doc. 1, plan en coupe)

On ne peut que regretter, qu'il en ait été ainsi pour plusieurs mégalithes du secteur, comme celui des Puades par exemple, dont la dalle de couverture dépassait les 4 tonnes. Aujourd'hui, dans le département des Alpes-Maritimes, plus aucun dolmen ne dispose de sa dalle de couverture en place. Il faut se rendre dans le département voisin pour pouvoir en observer dans leur état d'origine, comme au dolmen des Adrets à Brignoles. Ceci est le fruit du travail de personnes qui ont contribué à restaurer ces mégalithes :
Barge-Mahieu Hélène, Programme de classement, restauration, mise en valeur, Bilan Scientifique 1992, S.R.A. DRAC-PACA.
La dalle du dolmen de la Verdoline à Saint-Vallier repose près du monument, sur le tumulus. Elle semble être à peu près intacte et pourrait être remise en place si une opération de restauration était engagée.

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dolmen de collebasse 1 1974 dolmen de collebasse 1 1974
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dolmen de collebasse 1 1974 dolmen de collebasse 1 1974

(Le dolmen de Colbas, M. Gourdon, 1974)


Le matériel archéologique

De Maret distingua 2 couches, l'une formée de terre noire, contenant de nombreux ossements humains, parfois entiers, au dessous de laquelle se trouvait un pavage irregulier de pierres plates du côté gauche (nord ?) de la cella seulement. La deuxième couche, au dessous du pavage, contenait des ossements humains très fragmentés dans une terre rouge. Il signale aussi des traces de feu, dans la cella, à droite et à gauche de l'entrée.


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(doc. 2 le matériel archéologique découvert par A. De Maret)

De Maret indique que "la sépulture avait été certainement violée à une époque reculée car rien n'y était en place". D'autres préhistoriens de l'époque ont remarqué ce désordre habituel dans les sépultures collectives, qui bien souvent ont connu de multiples réutilisations, perturbant ainsi les dépôts précédents. Dans le cas du dolmen de Colbas 1, Sauzade a receuilli lors de sa fouille une monnaie italienne de 1639, qui confirme l'obdervation de De Maret.

De Maret recueille de nombreux ossements humains, 597 dents et Paul Goby une cinquantaine de dents dans les déblais.

Le mobilier comprenait une pendeloque à ailette en os, une perle olivaire en métal (bronze ou cuivre), de tessons inornés (De Maret), de 5 perles en stéatite et d'un pièce de monnaie du XVII ème siècle (Sauzade). De Maret signale un humérus de lièvre et une incisive de porc.

La pendeloque à ailette et les perles en stéatite évoquent le chalcolithique ancien, tandis que la perle métallique pourrait être plus récente (Chalcolithique récent ou Bronze ancien) (Gassin)



La pendeloque à ailettes globulaires (doc 2. F.2) est largement recensée dans le Sud de la France (Bordreuil, 1966 ; Barge, 1982 ; Barge et Bordreuil, 1990-1991 ; Costantini, 1990 ; Philippon 2002). Elle est également présente dans le Jura (lacs de Chalain et Clairvaux) (Voruz, 1985 ; Pétrequin 1988 ; Barge et Bordreuil, 1990-1991). Quelques exemplaires sont aussi connus en Suisse (Bordreuil, 1966 ; Archéologie fribourgeoise 1982 ; Barge et Bordreuil, 1990-1991 ; Ramseyer 1995), en Italie, en Espagne, ensuite à Malte où là, uniquement, la parure est en roche verte (Barge et Bordreuil, 1990-1991).

Les avis partagés des auteurs sur l’interprétation symbolique font référence aux organes sexuels masculins pour la majorité d’entre eux, bien que cette interprétation ait été « farouchement combattue par A. et G. de Mortillet en 1881 ainsi que D. Garrod et D. Bate en 1937 » selon M. Bordreuil (1966) et aux attributs sexuels féminins -représentant les seins- pour L. B. Bréa en  et F.-X. de Jaurégui en 1948 (morphologie qui évoque la polymastie lorsque les pendeloques possèdent trois ou quatre lobes), selon  M. Bordreuil (1966).

L’outillage préhistorique qui a servi à produire les pendeloques à ailettes est impossible à détecter. L’idée d’utiliser des micro-perforateurs se rapprochant du microlithe de Clairvaux (Pétrequin 1988), pour perforer les pendeloques en forme de hache (Pauc et al., 2004), a été reprise pour les pendeloques à ailettes. La reconstitution plausible et les traces obtenues sur le matériel lithique donnent quelques indications non négligeables.

Références : PAUC P., MOINAT P., REINHARD J. 2005 : Description de la fabrication expérimentale du grain d’enfilage en akène de Lithospermum de type 2 et de la pendeloque à ailettes globulaires. R. Tichy (SEA) & R. Paardekooper (EXARC) directeurs, euroREA 2, Society for Experimental Archaeology Hradec Králové, Czech Republic and EXARC, p. 40-54.


Bibliographie

GASSIN Bernard
, Atlas préhistorique du midi méditerranéen, feuille de Cannes, CNRS, Paris, 1986.

BOURGUIGNAT Jean-René, Monuments mégalithiques de Saint-Cézaire, près Grasse, Mémoire de la société des Sciences Naturelles et Histoire, des Lettres et Beaux-Arts de Cannes et de l'arrondissement de Grasse, t. V, 1875.

GOBY Paul, Coup d'oeil d'ensemble sur le préhistorique de l'arrondissement de Grasse, 2ème CPF, Vannes, 1906

MARET A. de, Dolmen de Colbas près de Saint-Cézaire (Alpes-Maritimes), Congrès Archéologique de France, XLIIIe session, Arles, 1876.

MARET A
. de, Les dolmens de Saint-Cézaire, Matériaux t. VIII, 1877

RIVIERE Emile, Nouvelles recherches dans les Alpes Maritimes en 1879, Congrés AFAS, 1880

RIVIERE Emile, De l'antiquité de l'homme dans les Alpes-Maritimes, 1887

CASTANIER Paul, Histoire de la Provence dans l'antiquité, t. I, La Provence Préhistorique et protohistorique, Paris-Marseille, 1893

GOBY Paul, Sur les poteries dolméniques de la région de Grasse, 2ème CPF, Vannes, 1906

GOBY Paul, Présentation de diverses photographies inédites du Dolmen de Colle-Basse à Saint-Cézaire, Congr des Sociétés Savantes de Provence, Marseille, 1906

COTTE V., Documents sur la préhistoire de la Provence, Aix, t. IV, 1924

COURTIN Jean, Les dolmens à couloir de Provence orientale, l'Anthropologie, t. 66, 1962

RIQUET R., GUILAINE J., COFFYN A, Les campaniformes français, Gallia Préhistoire, T. VI, 1963

CHENEVEAU René, Liste des mégalithes, pseudo-mégalithes et tumulus des Alpes-Maritimes, Mém IPAAM, t. XI, p. 91-92, 1968

COURTIN Jean, Le néolithique de la Provence, Mém SPF, t. 11, 1974


GOURDON Michel, Le néolithique et l'Age du Bronze dans les A.-M., mém. de maîtrise d'histoire, Université de NIce, 1976.

SAUZADE Gérard, Les deux tombes du Prignon et les dolmens de Saint-Cézaire, 1979.

AMBERT P., Le coffre de Combe Marie à la Livinière (Hérault) et les sépultures à incinération pré-hallstatiennes du Midi de la France, Gallia Préhistoire, 1976

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Situé à une cinquantaine de mètres au sud-ouest du dolmen de Colle Basse 1, restauré lors d'une opération menée par l'Institut d'Etudes Niçoises / Conseil Général des AM en 1998.

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dolmen de colbas 2 1997 dolmen de colbas 2 1997
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dolmen de colbas 2 2004 dolmen de colbas 2 2004

(Dolmen de Colbas 2 en 1997 avant l'opération de mise en valeur, et en 2004)


Historique et description

Fouillé par A. de Maret en 1876, refouillé par Gérard Sauzade en 1969.

Il est formé de quatre dalles de chant, une dalle plate couchée à l'intérieur de la cella, on distingue un vague couloir. Le tumulus mesure 5,50 m de diamètre, une dalle à plat à quelques mètres est probablement un élément de couverture.


Le matériel archéologique

De Maret mis au jour quelques ossements humains, un humérus de lièvre et une première phalange de cheval.

 

Bibliographie

GASSIN Bernard
, Atlas préhistorique du midi méditerranéen, feuille de Cannes, CNRS, Paris, 1986.


MARET A
. de, Les dolmens de Saint-Cézaire, Matériaux t. VIII, 1877


COTTE V., Documents sur la préhistoire de la Provence, Aix, t. IV, 1924

CHENEVEAU René, Liste des mégalithes, pseudo-mégalithes et tumulus des Alpes-Maritimes, Mém IPAAM, t. XI, p. 92

COURTIN Jean, Le néolithique de la Provence, Mém SPF, t. 11, 1974


SAUZADE Gérard, Les deux tombes du Prignon et les dolmens de Saint-Cézaire, 1979.

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Localisé à proximité du dolmen de Serre Dinguille, 50 mètres au nord-est de ce dernier.
Il s'agit d'un petit coffre de 0,60 su 0,60 bordé de gros blocs, au centre d'un tumulus.
Ce coffre était vide lors de sa découverte par Cheneveau en 1965.

Bibliographie

Gassin Bernard, Atlas préhistorique du Midi Méditerrannéen, feuille de Cannes, éd du CNRS, 1986

Gourdon Michel, Le néolithique et l'âge du bronze dans les Alpes-Maritimes, mémoire maîtrise d'histoire, 1975

Cheneveau René, Liste des mégalithes, pseudo-mégalithes et tumulus des Alpes-Maritimes, Mémoires de l' IPAAM, t. XI, 1968

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Dolmen de l'Apparat ou de La Para (monument détruit)

Localisation et description

Ce dolmen se trouvait à l'origine au quartier de l'Apparat, 500 m au sud de l'église de Saint-Vallier et à 150 m à l'est de la chapelle Saint-Pons. Il fut fouillé par Casimir Bottin dans les années 1880. Le monument a été détruit par des travaux en 1970.


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dolmen de la parra (détruit) dolmen de la parra (détruit)

Selon Bottin, La sépulture se trouvait "au centre d'un grand amas de pierrailles de 15 mètres de long sur 10 de large environ, formant tumulus. De cette sépulture il ne reste sur place qu'une grande dalle de 2,12 m de long sur 0,70 m de haut, occupant presque toute la longueur du tombeau, et une deuxième moins importante, placée du côté de l'ouest et qui devait occuper le sud de l'entrée. Celle qui devait occuper le côté du couchant avait disparu. Les parties sud et couchant de la sépulture étaient complétés par de petites pierres disposées en muraille." Le sol de la chambre était complété par de petites dalles "variant de 20 cm à 30 cm envron". Bottin n'avait pas découvert le couloir.

Le matériel archéologique

Les restes humains
Le préhistorien se rend compte que la sépulture est d'un intérêt considérable. Il y recueille plus de mille dents. Les ossements en nombre considérable correspondent à 40 ou 45 individus d'après ses estimations. La plupart des restes crâniens et des mandibules étaient enterrés près de la dalle de chevet, avec de nombreuses petites perles et des flèches. Pour Bottin : " la quantité d'ossements que contenait cette sépulture me porterait à croire que nous nous trouvons en présence d'une tombe destinée à recevoir les morts de toute une tribu ou appartenant à une même famille."


Les industries lithiques

Une grande lame appointie de 22cm de long, un fragment de poignard à retouches bifaciales, onze armatures de flèches : trois foliacées à retouche bifaciales couvrantes, deux à retouches couvrantes sur la face supérieure, envahissante sur la face inférieure, une pointe foliacée lancéolée à retouche marginale sur les deux faces, une pointe sublosangique allongée portant des retouches plates à l'extrémité distale, et des encoches à retouche abrupte formant un pédoncule épais, à l'extrémité proximale, une pointe foliacée à amorce de pédoncule, trois pointes pistilliformes à retouches bifaciales couvrantes ; quelques lames et lamelles ; des éclats.

La céramique
Représentée par "quelques tessons correspondant à plusieurs vases", dont un tesson décoré, probablement campaniforme.

La parure
Particulièrement abondante, elle comprend :
- 3035 perles discoïdes minuscules, en roche verte, le plus souvent minces, quelquefois épaisses
- 8 perles discoïdes calcaires
- une perle cylindrique épaisse en test de mollusque
- 9 perles en tonnelet (5 en calcaire, 4 en roche verte)
- une perle à renflement médian en roche verte (doc. 2,  n°1)
- une perle en tonnelet à gorges, en os (doc. 2,  n°6)
- 7 tubes en os subsegmentés (ils devaient être plus nombreux à l'origine)
- 2 pendeloques à ailettes en calcaire (doc. 2,  n°2)
- 2 pendeloques allongées en test
- une pendeloque courbe très étroite (en canine de suidés ?)
- 7 pendeloques à pointe, dont 6 en os (doc. 2,  n°5), très petite, une gorge sépare la partie perforée de la parti inférieure, arrondie, la septième est en roche verte, sa partie inférieure est pointue (doc. 2,  n°4)
- la partie inférieure d'une pendeloque à pointe en os à fines stries circulaires  (doc. 2,  n°10)
- 3 craches de cerf perforées (doc. 2,  n°3)
- 30 canines de carnassier percées à la racine, la base de la racine a été parfois amincie, une d'entre elles est brûlée
- 2 incisives de carnassier perforées
- 3 fragments de défense de sanglier

Ce mobilier est complété par des objets en bronze ou cuivre :
- une alène "ronde-carrée" (doc. 2,  n°7)
- une alène bipointe de section carrée
- 2 petits anneaux circulaires, de section plan, convexe
- un fragment de feuille en métal enroulée sur elle-même (doc. 2,  n°9)
- un anneau de section ovalaire
- 8 clous ou boutons d'applique, à tête hémisphérique, portant une petite tige (doc. 2,  n°8), des pièces semblables sont connues en Alsace, au bronze moyen II-III, comme éléments de ceinture, et datés dans d'autres sites du bronze final (Gassin 1986)

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(doc 2 : le matériel archéologique)

Évoquant le dolmen de l'Apparat, Bottin dit que "cette sépulture peut-être classée au nombre des plus importantes de mes découvertes préhistoriques". Parlant de la parure il précise : "la moitié environ de ces perles sont généralement très petites et je dirai même microscopiques, et ce n'est par le lavage de tous les terreaux que j'ai pu les découvrir". Bottin ayant procédé à une "reconstitution" des colliers pour présenter à ses confrères de l'époque nous dit : "je me dispense de faire ici le tableau ou la description du travail de patience qu'elles ont demandé pour en arriver à un si bon résultat". Et de conclure :"contrairement à ce qui se passe généralement de nos jours, ce peuple avait un culte profond pour ses morts et tout devait s'éterniser avec eux".

Rendons ici hommage à ces pionners de la préhistoire locale que sont notamment Adrien Guébhard, Casimir Bottin et ceux qui leur ont emboîté le pas. L'archéologie préhistorique, à la fin du XIX ème siecle, est à l'état embryonnaire. L'oeuvre de Darwin "L'origine des espèces" est toute récente ainsi que l'acceptation d'une idée de la terre très ancienne par la communauté scientifique. Les observations de ces préhistoriens précurseurs sont souvent pertinentes alors qu'ils ne disposent d'aucun appareil technologique permettant une analyse des vestiges. Ce sont les premiers à esquisser une méthodologie de fouille en mettant en évidence une stratigraphie sur certains mégalithes (dolmen des Puades, Bourguignat).


Bibliographie

BOTTIN Casimir, tombe mégalithique N°4, Ann. Société des Lettres, Sciences et Arts des Alpes-Maritimes, T.X, 1885

BOTTIN
Casimir, Notes manuscrites, registre 21, p. 5, Bibliorhèque du Musée de Grasse

CASTANIER Paul, Histoire de la Provence dans l'antiquité, t. I, La Provence Préhistorique et protohistorique, Paris-Marseille, 1893

GOBY Paul
, Coup d'oeil d'ensemble sur le préhistorique de l'arrondissement de Grasse, 2ème CPF, Vannes, 1906

COTTE V. , Documents sur la préhistoire de la Provence, Aix, t. IV, 1924

GOBY Paul, Les dolmens de Provence, XI congrès Rhodania Cannes Grasse, 1929

CHENEVEAU René
, Liste des mégalithes, pseudo-mégalithes et tumulus des Alpes-Maritimes, Mém IPAAM, t. XI, p. 93, 1968

GAGNIERES Sylvain, Informations archéologiques, Gallia Préhist., t. XV, 1972

Sauzade Gérard
, Le dolmen de Peicervier à Lorgues (Var) et les poignards à soie courte en silex poli du Midi de la France, Bull. du Museum d'Histoire Naturelle de Marseille, T. XXXXV, p. 248, 1975

COURTIN Jean, Le Néolithique de la Provence, Mém. SPF, T. XI, 1974

GASSIN Bernard
, Atlas Préhistorique du Midi Méditerranéen, feuille de Cannes, 1986

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