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alpes-maritimes

Description

Le tumulus 1 du plan des Noves s'inscrit dans une vaste dépression située à 660 m d'altitude dans laquelle se trouvent 8 autres structures tumulaires. Il a été fouillé en 1871 par Edmond Blanc puis par Gérard Sauzade en 1976.
Le tumulus de 16 à 17 m de diamètre renfermait une chambre excentrée composée de deux dalles de côté complétées par des murets jusqu’au chevet délimité par un semblant d'appareillage. Une zone d’incinération de forme ovale, directement sur le substrat s’étend sur 4 par 2,5 m devant l’entrée de la chambre orientée au nord-ouest. Lorsque l'incinération est attestée sur une sépulture mégalithique, il arrive aussi qu'elle ait été pratiquée directement dans la chambre.

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tumulus 1 du plan des noves 1974 tumulus 1 du plan des noves 1974
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tumulus 1 du plan des noves 1974 tumulus 1 du plan des noves 1974
Tumulus 1 du Plan des Noves en 1974 (M. Gourdon)


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(doc 1 : Zancanaro 1987)


Le mobilier archéologique

Il comprend de la céramique décorée de type Campaniforme, une armature pédonculée, plusieurs armatures foliacées bifaces, un segment de cercle et une lamelle. L'outillage osseux est composé de quatre fragments de poinçons en os et d'une aiguille à chas. (doc 2)

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(doc 2 : mobilier archéologique Zancanaro 1987 / Sauzade)

La parure comprend des pendeloques en coquilles, des columbella percées, des perles discoïdes et olivaires en calcaire,
une perle olivaire en calcite et une série de perles olivaires en stéatite. Une épingle en bronze traduit l’existence de réutilisation du monument. (doc 3)

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(doc 3 : mobilier archéologique Zancanaro 1987 / Sauzade)

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Restes humains : mandibule Perle en tonnelet / olivaire
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Perles olivaires en stéatite, perles discoïdes en calcaire, pendeloques en coquilles, columbella percées (mollusques marins)

Industries lithiques : armatures foliacées
Poinçons en os, tesson de céramique Campaniforme



Bibliographie

BLANC E. – Mémoire sur un tumulus de l’Age du Bronze situé au Plan des Nôves (près Vence),
Mémoire de la Société des Sciences Naturelles, des Lettres et des Beaux-Arts de Cannes et de
l’Arrondissement de Grasse, 3, 1874, p. 268-292. 1874

SAUZADE G. – Les sépultures collectives provençales, in : SOULIER P., MASSET C. (Dir.) : La
France des dolmens et des sépultures collectives (4500-2000 avant J.-C.). Bilans documentaires
régionaux, Paris : Errance, 1998, p. 292-328. 1998

ZANCANARO G. – Archives Zancanaro (pour la constitution d’un ouvrage), inventaire archéologique
de Vence et des environs, notes déposées et mises en forme au S.R.A. PACA, Aix en Provence, 2
Volumes, rédigé en 1987. 1987

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Localisation et accès

Situé au nord-est de Cabris, à l'extrémité est de la colline de Pomereit.
D11 en sortant de Cabris vers Grasse, (route des 3 ponts) en haut de la montée (env. 800m), au début de la courbe à gauche, à la fin d'un grillage sur la droite de la route, avant d'entamer la descente vers le pont.
- Amorce du chemin sur le coté gauche de la route, juste à gauche d'un poteau électrique en bois.
- Monter en suivant le sentier sur environs 250 pas, arriver à un replat, un muret coupe le chemin, le passer et de suite à droite en le longeant sur 30 pas environs, on trouve le dolmen avec son tumulus sur la gauche. (infos communiquées par Alain Chabaud que je remercie).

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Description

Le tumulus quasi invisible sous la végétation actuelle mesure 1,25 m de hauteur et 10 m de circonférence. La cella rectangulaire 1,66 m x 1,20 m est formée de trois dalles de 80 cm de hauteur pour 1,50 m de largeur en moyenne et à l'ouest de deux piliers (dont un seul subsiste), délimitant une entrée autrefois barrée par un seuil. Le couloir à l'est (1,47 m x 0,84 m) est constitué de murets en pierres sèches.

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doc 1 : relevé du dolmen par M. Gourdon, 1974.

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dolmen de clauds et pomeiret 1974 dolmen de clauds et pomeiret 1974
Dolmen de Pomeireit
en 1974 (M. Gourdon)


Prises au printemps 74, les photos de Michel Gourdon nous montrent un dolmen déjà bien envahi par la végétation, en particulier au niveau du tumulus. Mais les fouilles exécutées 3 ans auparavant par Gérard Sauzade laissent encore un couloir dégagé et une chambre relativement propre.



Historique


Casimir Bottin fouille le dolmen en 1899, qu'il nomme tombe mégalithique. Il nous en donne les détails dans son article "Découverte et fouilles de neuf tombes aux environs de Saint-Vallier de Thiey. (Le document est téléchargeable en intégralité sur le site, rubrique préhistoriens locaux). Le tumulus de 10 m de circonférence ne laissait pas alors apparaître les dalles, et un fragment de la dalle de couverture "gisait encore, en partie penché sur la tombe".

Le document photographique suivant est exceptionnel, il nous montre le dolmen postérieurement à la fouille Bottin : le couloir, sous le tumulus au premier plan n'est pas encore dégagé. L'auteur du cliché est vraisemblablement Paul Goby. Je n'avais pu identifier ce cliché jusqu'à ce que M. Chabaud me fasse parvenir des photos récentes du monuments et que les comparaisons permettent d'identifier avec certitude le dolmen de Pomereit (Les photos 1 et 4 d'Alain Chabaud sont prises sous le même angle que celle de Paul Goby).

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dolmen de clauds et pomeiret 1905 dolmen de clauds et pomeiret 1905

Dolmen de Pomereit
en 1905 (Paul Goby)









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dolmen de clauds et pomeiret 2009 dolmen de clauds et pomeiret 2009
Dolmen de Pomereit
en 2009 (A. Chabaud)









L'extension des surfaces boisées dans les préalpes grassoises est extrêmement importante depuis la seconde moitié du XXè siècle sur les terres délaissées par l'agriculture et le pastoralisme. La comparaison avec les clichés de 1974 ou de 2009 est saisissante. Le travail de prospection réalisé par les préhistoriens à la fin du XIX était d'autant plus facilité par l'absence de ce couvert végétal. Aujourd'hui, cette végétation en progression constante menace de nombreux dolmens provençaux. Les fouilles se sont souvent succédées sur ces monuments mais paradoxalement, personne ne s'est jamais soucié de la préservation des structures mises au jour hormis quelques exceptions et je ne manque pas de le souligner lorsque c'est le cas. Je le répète encore, un simple entretien sous la forme d'un débroussaillage de la surface du tumulus garantirait une visibilité et un minimum de protection. Un site fréquenté et visible est plus à l'abri qu'un site tombé dans l'oubli.

Le constat de 2009 est sans appel : les clichés réalisés en décembre, période où la végétation est la moins luxuriante, montrent un couloir quasi inexistant ou jonchent divers blocs. Le couloir réalisé en pierres sèches par les préhistoriques et dégagé par G. Sauzade en 1971 n'a pas la résistance des orthostates d'une cella qui peuvent dépasser la tonne facilement et qui sont de ce fait moins fragile. Ce couloir, sur les photos précédentes de M. Gourdon est en 1974 encore bien visible. Plus inquiétant, la dalle sud de la chambre, bien visible sur la photo 1 de M. Gourdon est inexistante sur la photo 4 d'Alain Chabaud. Au mieux a-t-elle été basculée au pire fracturée. Rappelons qu'il n'y a aucun trésor dans ces dolmens fouillés plusieurs fois déjà, la seule richesse qu'ils nous offrent encore est leur architecture, leur présence in situ ! Les photos d'Alain Chabaud nous laissent le sentiment d'un site complètement abandonné, c'est bien triste.



Le mobilier archéologique

Bottin a découvert les ossements de 45 à 50 squelettes, en deux couches, séparées par un dallage de pierres plates. Une partie des ossements étaient brûlés. "Le sol même de la tombe est incliné du couchant au levant, et les ossements du premier dépôt avaient été jetés pêle-mêle vers le fond, puis recouverts d'un dallage, pour les séparer des nouveaux arrivants. Mais ceux-ci avaient eu le même sort de la part des derniers ravageurs, dont on reconnaît l'action, sans exception, dans toutes les sépultures de la région."

Le mobilier funéraire comprenait aussi :
- deux extrémités distales de poinçons en os
- 68 perles discoïdes en test
- 12 perles discoïdes en calcaire blanc (en général à section bi-convexe, du type berle ovoïde mince)
- 101 perles discoïdes en roche verte, très petites
- 2 perles olivaires, l'une en calcite, l'autre en calcaire blanc
- une grosse perle discoïde, à contour irregulier, polie, en calcite translucide
- plusieurs tessons,
- un "ornement de bronze de forme tubulaire", interprété par Arnal comme un "petit tube enroulé" (cuivre ?)

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(doc 2  : une partie du matériel archéologique de la fouille Sauzade, cliché M. Gourdon)

Les fouilles de Gérard Sauzade ont permis de distinguer deux pérodes d'utilisation (les deux couches étaient séparées par un dallage dans le couloir par un dallage de pierres) :
- Une phase d'occupation remontant au Chalcolithique (couche de base) caractérisée par 22 perles discoïdes plates en test de mollusque, une perle olivaire en pierre verte (doc 2).
- Une couche supérieure comprenant du mobilier datable du Bronze ancien, fragments d'un vase à deux anses rubanées diamétralement opposées, décoré sous le bord de deux boutons accolés (doc. 3), associé à une alène losangique en bronze de 28 mm x 6 mm x 2mm. Les alènes sont des objets bipointes dont la fonction reste indéterminée mais que de rares exemplaires emmanchés dans un tube en os (Saint-Vérédème, Sanilhac - Barge Mahieu 1995) classent dans les outils plutôt que dans les parures de type piercing. (Le Campaniforme dans le S-E de la France, Lemercier 2002).

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(doc 3 : céramique du bronze ancien)

Ont été également recueillis, dans les sédiments remaniés ou sur le tumulus :

- une pendeloque ovale confectionnée dans un galet (doc 2)
- une perle discoïde épaisse en pierre vert clair (doc 2)
- trois fragments de poinçons en os
- des éclats et une lamelle de silex à troncature oblique (doc 2)

Erigé au Chalcolithique, ce dolmen a connu une réutilisation au début de l'âge du Bronze. En effet, les modes sépulcraux du début de cette période sont hérités de la fin du Chalcolithique, des inhumations collectives perdurent, et plusieurs mégalithes de la région connaissent des réutilisations tardives (dolmen de Mauvans Sud à Saint-Cézaire, dolmen du Prignon...)

A noter : La présence de matériel archéologique dans le couloir reste exceptionnelle et témoigne d'une réutilisation de la sépulture. Les couloirs des dolmens provençaux sont en général stériles. Cette absence de mobilier tend à démontrer que ces couloirs n'étaient pas désobstrués lors de dépôts successifs. Les colmatages naturels d'argile souvent observés dans les couloirs confortent cette thèse. Ces derniers restaient donc bloqués lors des funérailles, seule la partie proche de l'entrée de la chambre était désobstruée. (Sauzade, Courtin 1986)

Bottin comparait la tombe mégalithique de Pomeiret au "beau" dolmen de la Verdoline à Saint-Vallier. Érigé il y a quarante siècles par les populations Campaniformes installées ici, il a suffit d'un siècle pour que les fouilles successives dégagent la structure de son tumulus protecteur et la livre aux agressions de l'homme et de l'environnement. Alors faut-il que l'histoire s'arrête aujourd'hui, à l'ère de notre civilisation toute puissante ? Somme nous incapables de préserver ces dernières reliques du passé ? Sont-elles si insignifiantes et innintéressantes ? Il est facile de comprendre, en comparant simplement les 2 clichés du dolmen pris à un siècle d'écart, que la menace qui pèse n'est pas fictive et que le couvert végétal aura raison du monument si rien n'est entrepris rapidement.


Bibliographie

BOTTIN Casimir
Découverte et fouilles de neuf tombes aux environs de Saint-Vallier de Thiey, Annales Société Scientifique et littéraire de Cannes et de l'Arrondissement de Grasse, t. XVI, 1899


GOBY Paul

Coup d'oeil d'ensemble sur le préhistorique de l'arrondissement de Grasse, 2ème CPF Vannes, 1906

COTTE

Documents sur la Préhistoire de la Provence, t. IV, 1924

GOBY Paul

Les dolmens de Provence, XI congrès Rhodania Cannes Grasse, 1929

CHENEVEAU René

Liste des mégalithes, pseudo-mégalithes et tumulus des Alpes-Maritimes, Mém. IPAAM, t. XIV, 1971

GAGNIERES Sylvain

Informations archéologiques, Gallia Préhist., t. XV, 1972

ARNAL (G. B.)

Type de parures du Chalcolithique, Et. Préh., 1974

COURTIN Jean

Les dolmens de Provence, Mémoires SPF, t. XI, 1974

GOURDON Michel
Le Néolithique et l'Age du bronze dans les Alpes-Maritimes, mém. de maîtrise d'histoire, université de Nice, 1975


GASSIN Bernard

Atlas Préhistorique du Midi Méditerranéen, feuille de Cannes, 1986

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A la lecture des publications anciennes, il existe une confusion avec plusieurs mégalithes du secteur : le dolmen de l'Aspe ou des Bernard, la tombe en bloc du Brusquet ou de Pisso-Can et le Dolmen du Brusquet.

Paul Goby en 1906 dans son "Coup d'oeil d'ensemble sur le préhistorique de l'arrondissement de Grasse",  énumère les dolmens de l'Aspe, des Bernards, du Brusquet ou Pisso-Can. En 1929, dans sa publication "Les dolmens de Provence", il évoque les dolmens de l'Aspe et du Brusquet ainsi que le tumulus du Brusquet "d'un type plus petit formé de dalles basses". Même si la dénomination varie, il existe bien pour lui trois mégalithes dans ce quartier de Saint-Cézaire.  Sauzade en 1979, pense à tord que le dolmen de l'Aspe (ou des Bernards) et celui du Brusquet ne font qu'un. En 1970, Cheneveau évoque une tombe en blocs à propos du Dolmen des Brusquets, il fait vraisemblablement une confusion avec cette sépulture qui existe parallèlement au dolmen. Il situe cette dernière à l'est / sud-est de la route de Spéracedes à Saint-Cézaire et précise qu'elle a été détruite par la maison de retraite en 1970. Or, la sépulture détruite à cette époque se trouvait à l'ouest de la route.

Les documents transmis par Michel Gourdon sont clairs à propos de ce site. Il existe bien un "dolmen du Brusquet" qui n'a visiblement aucun point commun avec le dolmen de l'Aspe (ou des Bernards) et la tombe en blocs de Pisso-Can, détruite en 1970. M. Gourdon affirme que le dolmen était encore présent lorsque l'unité de retraite Riviera était en place, il a effectué ses relevés en 1974.

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(doc 1 : photographie du Dolmen du Brusquet réalisée en 1974, M. Gourdon)

Différents clichés de ce monument et une topographie nous montrent une petite structure comprenant une cella longue de 2 m et large de 1 m, formée de 2 dalles (est et sud) et de 3 blocs (deux au nord et un au sud). Deux piliers délimitent une entrée formant petit couloir à l'ouest / sud-ouest.  

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(doc 2 : relevé de la structure effectué par M. Gourdon)

Les prospections effectuées par Gassin dans les années 80 n'ont pas permis de localiser le dolmen.

Bibliographie

GOBY Paul, Coup d'oeil d'ensemble sur le préhistorique de l'arrondissement de Grasse, 2ème CPF Vannes, 1906


GOBY Paul, Les dolmens de Provence, XI congrès Rhodania Cannes Grasse, 1929

CHENEVEAU René
, Liste des mégalithes, pseudo-mégalithes et tumulus des Alpes-Maritimes, Mém IPAAM, t. XI, p. 93, 1970

CHENEVEAU René, Liste des mégalithes, pseudo-mégalithes et tumulus des Alpes-Maritimes, Mém IPAAM, mise à jour N°1, t. XIII, p. 69, 1970

GOURDON Michel, Le néolithique et l'Age du Bronze dans les A.-M., mém. de maîtrise d'histoire, Université de NIce, 1976.

SAUZADE Gérard, Les deux tombes du Prignon et les dolmens de Saint-Cézaire, 1979.


GASSIN Bernard, Atlas préhistorique du midi méditerranéen, feuille de Cannes, p. 101, CNRS, Paris, 1986.


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Le dolmen de Cantracier ou dolmen de Courmes se situe sur la commune de Tourettes sur Loup, sur un éperon rocheux en rive gauche du Loup, à une kilomètre à l'est de Pont du Loup.
Fouillé par Goby et Euzière en 1935, par Courtin en 1960 et par Sauzade en 1970.

Description

Le dolmen est érigé au milieu d'un tumulus rond arasé. Il est composé d'une chambre rectangulaire (1,50 m x 1,60 m) formée de 5 dalles en calcaire complétées par des murets. Un couloir matérialisé par une seule dalle s'ouvre à l'ouest.

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dolmen de cantracier 1974 dolmen de cantracier 1974
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Dolmen de Cantracier
en 1974 (M. Gourdon)








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Dolmen de Cantracier
en 1974 (M. Gourdon)









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(doc 1 : relevé réalisé par M. Gourdon en 1974)


Le matériel archéologique

Goby signale de nombreux ossements humains, des éclats de silex, une pointe de flèche. J. Courtin ramassa, en surface, de nombreux ossements, prouvant une fouille sommaire et incomplète. Le tamisage des déblais et la fouille de lambeaux en place permirent à Sauzade (cf doc 2) de recueillir un fragment de lame à section trapézoïdale et retouches marginales, quatre amatures de flèches (foliacées, amygdaloïdes, losangiques) à retouche bifaciale couvrante, une vingtaine d'éclats et lamelles, trois perles discoïdes en stéatite noire, de nombreux fragments de céramique.
Le matériel est attribuable au Chalcolithique.

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(doc 2 : le mobilier découvert par Sauzade, cliché M. Gourdon)

Bibliographie

GOBY PAUL, Le dolmen de Cantrassier, Bull. Archeo. du comm. des travux historiques et scientifiques, p. 459-462, 1940

GAGNIERES Sylvain, Information archéologique, Gallia Préh, XV, 2, p. 555

CHENEVEAU René
, Liste des mégalithes, pseudo-mégalithes et tumulus des Alpes-Maritimes, Mém. IPAAM, t. XI, 1968

COURTIN Jean, Le néolithique de la Provence, Mém. SPF, t. 11, p. 221,  1974

GOURDON Michel, Le néolithique et l'Age du Bronze dans les A.-M., mém. de maîtrise d'histoire, Université de Nice, 1975.

BINDER Didier, Le bassin moyen du Loup (Alpes-Maritimes), du néolithique à l'Age du fer, Mém. de maîtrise d'histoire, Nice. p. 69, 1977

GASSIN Bernard, Atlas préhistorique du Midi Méditerranéen, feuille de Cannes, CNRS, 1986

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Dolmen de Lou Serre Dinguille : classement par liste de 1889 au titre des Monuments Historiques

Localisation et accès


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L'accès s'effectue par le chemin de la déchetterie, puis suivre un sentier balisé bleu, qui monte au N - NE ou bien le chemin du Brusquet en empruntant le sentier qui part en face au poteau vers le nord. On traverse des zones encombrées d'arbres tombés (ceci en mars 2009) on peut repérer sur la droite aprés 2-300 m un petit cairn et le dolmen dans la végétation, le tumulus est un peu plus dur à trouver, au nord, bien envahi de feuilles mortes, mais qui montre un tertre visible. (informations A. Chabaud) (dolmen mentionné sur les cartes topographiques IGN au 25 000)

Historique et description


Découvert et fouillé en 1866 par Bourguignat en une journée de manière hâtive, ce dernier réalise un croquis et un plan du mégalithe (cf ci-dessous). "Je n'ai pu trouver, en les déblayant, qu'un amas confus de terre, de pierres, de poteries brisées, d'ossements fracturés, dénotant une profanation sottement exécutée..." (l'article de Bourguignat est en téléchargement intégral à la rubrique documentation en ligne -> préhistoriens locaux)
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(doc 1 : croquis de gauche - longueur 2,30 m largeur 1,80 m, profondeur de la chambre sépulcrale = 2 m,  A : entrée. Croquis de droite : Etat actuel de ce dolmen, vue prise du midi au nord.)

Le dolmen fut fouillé en 1876 par de Maret (dolmen de Colbas III), puis par Paul Goby en 1900 et 1904. Ce dernier précise que la dalle de couverture reposait brisée en fragments épars sur le tumulus. D'après ses dires, elle reposait autrefois entre les orthostates nord et sud de la cella, entre les dalles est et ouest plus hautes.

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(doc 2 : le plan relevé par Goby, publié en 1906)

Le tumulus de forme circulaire mesure 11 m de diamètre. La cella, rectangulaire (1,38 m x 1,47 m) est formée de cinq dalles de calcaire(Bathonien) : une dalle de chevet, de champ, débordant largement sur les côtés , les côtés nord et sud sont formés par deux dalles placées à plat et ayant au dessous et au dessus des murets en pierres sèches. L'entrée (74 cm de large) est délimitée par deux piliers. Le couloir de 2m x 1m est formé par deux dalles et des murets.

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dolmen de serre dinguille 1905 dolmen de serre dinguille 1905
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dolmen de serre dinguille 1905 dolmen de serre dinguille 1905

Dolmen de Serre Dinguille
en 1905 (Paul Goby)















Les fouilles ont livré des ossements humains, deux fragments de haches polies, deux perles olivaires en bronze (ou cuivre), un fragment de bronze, deux perles en dentalium, plusieurs éclats de silex. La céramique comprend des tessons lisses, des tessons ornés de "rayures" (De Maret), un tesson "semblable à ceux ornés de points en creux recueillis au dolmen du Coulet de Stramousse" (Goby) c'est-à-dire probablement à décor campaniforme au peigne, des tessons à pâte micacée.


En 1970, Sauzade fouille à nouveau le mégalithe et y trouve une pendeloque en roche verte, d'un type inédit en forme de huit (21 x 16 x 4 mm), trois fragments de poterie campaniforme décorées de lignes parallèles remplies d'incisions en coup d'ongles, onze perles en coquille de dentales dans la chambre et dans le couloir, et un bord avec mamelon.

Une moitié de bracelet et en verre bleu noir uni, de section semi ovalaire, daté de la Tène III, provenant de ce dolmen se trouve dans la collection Goby au musée d'histoire de Provence à Grasse.

Michel Gourdon à trouvé une pointe de flèche bifaciale dans les déblais en 1975. Il m'a précisé que l'armature de flèche est de type foliacée, d'environs 5 cm x 3cm, en silex de couleur blond. S'il retrouve un cliché de cette armature, je le publierai ici.


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dolmen de serre dinguille 1974 dolmen de serre dinguille 1974
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dolmen de serre dinguille 1974 dolmen de serre dinguille 1974

Dolmen de Serre Dinguille
1974 (M. Gourdon)












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doc 3 : un plan du dolmen réalisé par Michel Gourdon en 1974
Serre_Dinguille_Courtin
doc 4 : un plan du dolmen réalisé par Jean Courtin en 1974

Le matériel archéologique date du Chalcolithique final (civilisation du vase campaniforme) avec des traces de réutilisation à l'Age du fer.


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dolmen de serre dinguille 2009 dolmen de serre dinguille 2009
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Dolmen de Serre Dinguille
en 2009 (A. Chabaud)















Alain Chabaud m'a fait parvenir des clichés récents du dolmen de Serre Dinguille. On constate aujourd'hui que la structure est fortement menacée par la progession du couvert végétal. Un pin de taille respectable est implanté derrière la dalle de chevet et menace la chambre à plus ou moins brève échéance. On note aussi des dégradations anthropiques : le pilier gauche à l'entrée du couloir est fracturé et se trouve à présent dans la cella.

Ce mégalithe, classé Monument Historique, a traversé plus de 40 siècles pour parvenir jusqu'à nous : les dolmens sont les plus vieux monuments bâtis de main d'homme encore visibles in situ dans notre région. Un simple débroussaillage ponctuel suffirait à garantir un minimun de visibilité et éviter certaines dégradations d'origine naturelle. Des département et communes voisins ont compris l'intérêt de mettre en valeur ces derniers témoins de la préhistoire en fléchant les accès, nettoyant les sites, et en diffusant des informations. Il est regrettable qu'ici rien ne soit fait en ce sens.



Bibliographie


GASSIN Bernard
Atlas préhistorique du midi méditerranéen, feuille de Cannes, p. 106, CNRS, Paris, 1986


SAUZADE Gérard

Les deux tombes du Prignon et les dolmens de Saint-Cézaire, BAP, N°4 - p. 79, 1979


GOURDON Michel
Le Néolithique et l'Age du bronze dans les Alpes-Maritimes, mém. de maîtrise d'histoire, université de Nice, 1975


ARNAL G.B. et alii
Types de parures du Chalcolithique, Et. Préh., N° 10-11, p. 17, 1974


COURTIN Jean

Le Néolithique de la Provence. Mém. de la S.P.F., T. XI, p. 209, 224, 1974.

GOBY Paul
Les dolmens de la Graou et de Lou Serre Dinguille, Congrès A.F.A.S, Lyon, 1906.


CASTANIER Paul

Histoire de la Provence dans l'antiquité, T. 1, la provence préhistorique et protohistorique, p. 224, 1893.


BOURGUIGNAT J.- R.

Monuments mégalithiques de Saint-Cézaire, près Grasse - Mem. Soc. des Sc. Nat. et Hist. des Lettres et Beaux Arts de Cannes et de l'Arrondissement de Grasse, t. V, 1875.

MARET A. de
Les dolmens de Saint-Cézaire, Materiaux pour l'Histoire Primitive et naturelle de l'Homme, t. VIII, 1887.

MARET A. de
Le dolmen de Colbas près de Saint-Cézaire, (Alpes-Maritimes), fouillé le 3 mars 1876, Congrès Archéologique de France, Arles, 1876.

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