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M. Paul GOBY
à Grasse (Alpes-Maritimes).

Rapport sur les premières fouilles exécutées au camp retranché du quartier du Bois près Le Rouret - (Alpes-Maritimes)  571.9 (44.94)

- Séance du 7 août - 1905

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En donnant, l’année dernière, au congrès de Grenoble, en collaboration avec M. le Dr A. Guébhard, notre étude sur les Enceintes préhistoriques des Préalpes Maritimes, nous faisions ressortir l'intérêt majeur que pourraient avoir des fouilles méthodiquement exécutées, en vue de résoudre le problème de l'âge et de l'histoire de ces enceintes.

Celles que nous avons pu entreprendre cette année, grâce à une subven­tion de l'Association française, pour compléter nos recherches antérieures au Camp du Bois et à ses alentours, si elles ne peuvent prétendre à solu­tionner, dès maintenant, une question aussi délicate, ont déjà procuré des données importantes, en en faisant prévoir d'autres de plus en plus intéressantes.


RECHERCHES ET FOUILLES

Les travaux ont consisté

1° En recherches superficielles complémentaires ;

2° En déblaiements d'éboulis ;

3° En tranchées dans l'intérieur du Camp.

Recherchés superficielles. - Elles ont eu pour but surtout une révision minutieuse des alentours du Camp, du dehors dés enceintes, enfin de l'in­térieur du retranchement.

Les parties Est et Ouest à l'extérieur du Camp n'ont presque plus rien fourni. C'est surtout la partie Sud qui a livré un certain nombre de maté­riaux nouveaux. Tout d'abord, de grandes quantités de poteries grossières préromaines peu ou pas cuites, du type de celles dites « des camps », puis de nombreuses tegulae, des fragments de doliums, des parties de moulins tournants en porphyre et, en trachyte (une dizaine de fragments), une par­tie de meule en auge (1), en porphyre rouge de l'Estérel, quelques nouveaux morceaux de poteries, à couverte rouge, dites « Samiennes », avec décors en relief (époque impériale) (2), quelques autres à couverte noire lisse brillante, donnant sur le bleu d'outre-mer au contact de l'eau, (période grecque), à intérieur jaune-rouge ou grisâtre, quatre fonds de grandes amphores, diverses anses, les unes simplement rondes, d'autres plates, ayant sur la face extérieure, en guise d'ornements, des rainures simples, doubles ou triples (au total plus de 4,0 anses), des rebords de grands et petits vases, les uns d'une argile jaune, d'autres, grise ou rougeâtre, quelques-uns en pâte très grossière mélangée de gros grains de spath et de mica ; enfin une infinité de fragments sans forme déterminable, d'apparence romaine, appartenant en général à de petits vases ou réci­pients. Ajoutons à cela quelques rares fragments de poteries grises ou blanc grisâtre, dont un avec dessin en creux (poterie grise estampée), plusieurs rebords et divers morceaux de scories de fer.

La surface intérieure et les abords immédiats du Camp ont donné des objets à peu près semblables, mais en bien moindre quantité.

(1) Du genre de celle représentée pl. I, fig. 12 de notre mémoire : Sur quelques meules à grains et un moulin ancien ressemblant au « Trapetum » , découverts dans l'arrondissement de Grasse (A.-M.) (Ann. Soc. L. Sc. et A. des A.-M., t. XIX, 1905, pp. 93-120, pl. III-IV.).

(2) Renseignement fourni très obligeamment par M. G. Vasseur de Marseille.



Fouille n°1 du Camp du Bois du Rouret (Alpes-Maritimes). côté Est du camp, entre les deux enceintes
FIG 1 : Fouille n°1 du Camp du Bois du Rouret (Alpes-Maritimes).
Côté Est du Camp, entre les deux enceintes.




Déblaiements d'éboulis. - Ils ont été effectués à la partie Sud-Ouest du retranchement, sur les flancs du coteau entre la première enceinte et l'em­placement de la seconde disparue. Ils n'ont fourni que quelques poteries romaines, fragments de doliums et d'amphores, un fond de vase à couverte rouge et des débris de poteries grossières préromaines, relative­ment cuites, très micacées.

Le dégagement du mur intérieur a permis de constater que, sur ce point, il paraissait avoir été doublé.

TRANCHÉE N° 1. - A l'Est du Camp : les deux enceintes, en arrivant sur la barre de l'à-pic, sont relativement rapprochées ; l'écartement qui à l'Ouest est de 20 à 21 mètres n'est plus que de 5 à 6 mètres. C'est là que fut ouverte notre première tranchée (fig.1), côtoyant du Sud au Nord et dégageant partiellement le parement extérieur de l'enceinte interne. Le terrain était constitué par un amas de pierres qui arrivait à hauteur du faîte. On vit bientôt une terre jaune­-noire renfermant des poteries romaines, toujours associées aux poteries plus grossières, noires ou rouge-orange, suivant le degré de cuisson, et à grains de quartz et mica. Mais bientôt les ouvriers rencontrèrent la roche naturelle du Bathonien inférieur sur laquelle, en ce point, reposaient directement les fonda­tions de l'enceinte intérieure, moins profondes que celles du côté Ouest.

Parmi les objets importants recueillis dans cette tranchée, notons

1° Un beau fragment de vase, en pâte grossière préromaine à grand rebord (épaisseur de 1,5 cm à 2,5 cm) ;

2° Une belle partie de lissoir-polissoir en grès quartzeux très dur. Les deux faces ont été utilisées, l'une comme lissoir avec rainure en creux très bien mar­quée, au centre, l'autre ayant servi de polissoir.

C'est le premier objet de ce genre bien caractérisé qu'il m'a été donné de re­cueillir dans les camps de la région. Celui-ci devait certainement servir à affiler le tranchant des haches en pierre polie que mord facilement ce type de roche ;

3° Trois gros fragments de scories de fer réunis ensemble, dans les parties supérieures de la couche.

TRANCHÉE N° 2. - A quelques mètres en dessous de la précédente, les ouvriers ont dégagé une bonne partie de la muraille sur près de 2 mètres de profondeur, et ont mis à nu les fondations.

Il a été trouvé à tous les niveaux, dans une terre jaune-noire, parsemée de gros et petits blocs de pierres : des poteries romaines, anses d'amphores, frag­ments de tegulae et d'autres préromaines.

Aucune superposition d'époque à noter; mais toujours le mélange intime d'objets de civilisations différentes.

TRANCHÉE N° 3. - A l'intérieur du Camp, au point culminant d'où l'on a vue au Sud sur toute la région maritime et au Nord sur une grande partie des mas­sifs préalpins, renfermant un grand nombre d'autres camps, j'avais remarqué sous les buissons une série de grosses pierres dessinant à fleur du sol une sorte de rectangle de 3m,50 à l'Est, 2m,20 au Nord, évidemment intentionnel, vestiges sans doute d'une ancienne habitation ou poste central. Les fouilles n'ont pas tardé à faire sortir de ce point une quantité considérable de poteries rouges ro­maines, dont deux morceaux avec ornement estampé, des anses, des rebords de grands vases et toute une série de poteries blanchâtres; le couvercle rond, en terre rougeâtre, d'un récipient ; enfin, à 50 centimètres de profondeur, un remar­quable morceau de rebord de verre, d'une teinte verte, irisée par places.

Toujours, en même temps, des tessons préromains, mais en quantité moindre qu'ailleurs.

TRANCHÉE N° 4. - La quatrième tranchée a été pratiquée vers l'extrémité Ouest du Camp, non loin de la porte (1), et dirigée de l'intérieur vers le pare­ment du mur, bien conservé à cette place, à travers une grande masse d'éboulis, qui du sol intérieur arrivaient par endroits presque à hauteur de l'enceinte; une large tranchée fut ouverte d'Est à Ouest et mit à jour des tessons de céramique noire, pas cuite, dont plusieurs ornés, des ossements d'animaux brisés, brûlés ou non, et quelques rares poteries romaines. Sur ce point, la grande enceinte mesure 3m,90 de large, entre deux de ses parements composés d'énormes blocs (…)

(1) Voir le plan in. PAUL GOBY et A. GUÉBHARD: Sur les enceintes préhistoriques des Préalpes Mari­times. (Assoc. franç. A. des Sc., Congrès de Grenoble, 1904 p. 1094.)

bien assis, remplis à l'intérieur d'un simple blocage de pierrailles (voir la coupe fig. 2). Le déblaiement a fait découvrir contre le parement Est un second mur à parement unique directement accolé au précédent, ayant 83 centimètres d'épais­seur et formant mur double.

Ce mur se poursuit même jusqu'au bord de la barre au montant Ouest de la porte, où nous avons pu découvrir sous la broussaille sa face supérieure. Il mesure actuellement 1m,35 de hauteur au-dessus du sol, le mur principal ayant lui-même

TRANCHÉE N° 5. - Quoique le sol intérieur du Camp ait été à diverses reprises cultivé, et, pour cela, défoncé sur une profondeur d'environ 30 centimètres, on pouvait espérer qu'en dehors des déblaiements d'éboulis, un grand sondage en pleine terre et sur quelque partie autrefois plus particulièrement occupée, donnerait quelques résultats. Il existe au Sud du Camp une légère dépression du sol en forme de cuvette, relevée insensiblement vers l'Est et l'Ouest. C'est là que fut ouverte, contre le mur, sur plus de 10 mètres de longueur et 1m,50 environ de largeur, une tranchée (fig. 3) dont la profondeur, partant de 65 centimètres, arriva jusqu'à 1m,20 vers l'Ouest. Toutes les terres furent minutieuse­ment examinées, un certain nombre passées au crible ; les résultats répondirent à tout cet effort.

Le couche supérieure elle-même de terre noire végétale, allant de 30 centi­mètres d'épaisseur à 15 centimètres vers l'Est (voir la coupe, (fig. 4) renfermait des poteries à la fois préromaines et romaines avec traces de cendres et charbons. Directement au-dessous et bien distincte par sa texture grasse et sa nuance jaune-brun passant au jaune gris-clair à l'air, la couche archéologique quoique non remaniée ne nous a malheureusement montré aucune superposition d'époques caractérisée, mais a confirmé de nouveau et plus nettement encore, la remarque signalée plus haut, que tous les objets se trouvent mélangés et cela à tous les niveaux, avec prédominance cependant, dans le haut, de ceux de la période romaine et, dans le bas, de ceux d'une civilisation beaucoup plus primitive quoique encore mal déterminée.



Coupe de l'enceinte intérieure ouest, avec mur doublé, du Camp du Bois du Rouret (Alpes-Maritimes)

Fig. 2. - Coupe de l'enceinte intérieure ouest,
avec mur doublé, du Camp du Bois du Rouret (Alpes-Maritimes).

Ce grand dégagement nous a fourni :

1° Quelques poteries romaines (doliums, amphores, petits vases), mais aucune poterie sigillée ou estampée ;

2° Deux anses d'amphore dont une à 90 centimètres de profondeur au point marqué sur la coupe ; des rebords de grands vases à col droit, un fragment avec ebord ayant appartenu à une sorte de coupe, en terre jaune clair ;

3° Trois fragments de poteries de facture grecque à couverte noire lisse, dont un rebord et une panse de vase ;

4° Une quantité considérable de poteries grossières primitives préromaines,

 


Commencement de la grande tranchée Sud du Camp du Bois du Rouret (Alpes-Maritimes)
FIG 3 : Commencement de la grande tranchée Sud
du Camp du Bois du Rouret (Alpes-Maritimes).


les unes très noires et pas cuites du tout ; d'autres inégalement durcies ; d'autres enfin cuites complètement.

Certaines n'ont pas été atteintes par la cuisson à l'extérieur demeuré noir, mais seulement à l'intérieur devenu rouge, comme si le feu n'avait été appliqué que par le dedans du vase seulement.

 




Coupe de la tranchée Sud de l'intérieur  du Camp du Bois du Rouret (Alpes-Maritimes


Fig. 4 (3/4 de cent. pour 1 m.) - Coupe de la tranchée Sud de l'intérieur
du Camp du Bois du Rouret (Alpes-Maritimes).

F : foyer - R : objets romains - S : silex taillés - B : bronze (anneau) - H : hache en pierre polie.

L'épaisseur des divers tessons, prise au compas varie de 2 centimètres à 3 millimètres. Les fonds sont nombreux et généralement plats, sauf deux bombés en forme d'écuelle ; ils paraissent tous faits à la main dont plus d'un morceau conserve les traces. Quant aux rebords, ils sont en nombre (plus de quarante) ; les uns tout à fait droits, surtout parmi les petits à pâte plus fine ; les autres déversés, plus ou moins, vers l'extérieur ; l'un d'eux présente sur sa face supérieure des encoches obliques très nettement marquées. Plusieurs fragments portent des ornements : coups d'ongles en divers sens, lignes en creux simples, doubles ou triples en forme de chevrons, d'ondes ou de « dents de loup ». D'autres impressions en creux, en forme de triangle isocèle (pointe en bas) se suivent à quelques millimètres de distance. Enfin plusieurs morceaux ont des bourrelets ou bandes d'argile appliqués en relief sur la pâte. Certains vases semblent avoir été lissés et polis ;

5° Un anneau massif en bronze, à patine verte, trouvé à 40 centimètres environ de profondeur (voir la coupe). Il est légèrement aplati et brisé ; n'avait aucune soudure. Sur sa face extérieure quelque peu bombée en son milieu, se trouve en guise d'ornement une ligne parallèle à chacun de ses bords, tracée en creux à la pointe (circonférence extérieure, 6 centimètres ; hauteur 9 milli­mètres ; épaisseur, 325 millimètres ; poids, 10 grammes) ;

6° Un très joli grattoir en silex, bien retaillé, mesurant 34 millimètres de hauteur ; trouvé à environ 35 centimètres de profondeur ;

7° Un grattoir-perçoir, retaillé (4 centimètres de hauteur) ;

8° Une hache en pierre polie, fort bien conservée. Elle gisait à 40 centimètres de profondeur, côté Est de la tranchée à 1m,20 du parement de l'enceinte ;

9° Trois galets ronds (pierres de fronde ou de jet) de 6 centimètres de diamètre pouvant provenir soit du fleuve voisin le Loup, soit du gisement de poudingue, encore plus proche, du Pas-de-l'Aï ;

10° Une molette à écraser en gneiss ; surfaces supérieure et latérales arrondies intentionnellement ; le plan de friction porte des traces d'usure caractéris­tiques : forme typique (longueur, 15 centimètres ; épaisseur, 9 centimètres ; hauteur, 8 centimètres face de friction, 8 centimètres) ;

11° De nombreux ossements et dents (boeuf, mouton, cheval), brûlés ou non ;

12° Enfin tout au long de la fouille et à. tous les niveaux des restes de foyers et charbons ; plusieurs ossements mêlés aux cendres ;

13° Plusieurs fossiles Ostrea Sandalina Rhynchonella Hopkinsi, caractéristiques du niveau géologique sur lequel repose le Camp.


CONCLUSIONS


Limitées aux parties explorées du Camp, elles n'en ont pas moins un certain caractère de généralité

1° Il a été impossible de constater des stratifications d'époques caracté­ristiquement distinguées par leurs industries ;

2° Il existe au contraire, comme dans certains autres gisements du pays, tant au-dessous qu'au-dessus des foyers non remaniés, un mélange intime d'objets appartenant à des civilisations tout à fait différentes. Il sera inté­ressant de voir plus tard, s'il en est de même partout et spécialement dans les couches inférieures, lorsque nous pourrons pousser jusqu'au substratum primitif

3° Les objets romains ou d'apparence romaine existent aussi bien dans l'intérieur du Camp, dans les tranchées, qu'à l'extérieur, mais en plus grande quantité au dehors et aux niveaux supérieurs des dégagements ;

4° Les silex sont très rares ;

5° La poterie préromaine plus ou moins cuite, à grains de calcite et mica, bien que se rencontrant à tous les niveaux, prédomine de plus en plus à mesure qu'on gagne le fond ;

6° Quelques poteries de la période grecque (derniers siècles) ont été rencontrées ; ce sont les premières qui aient été signalées en place dans les camps de l'arrondissement de Grasse.

Or, dans ses fouilles remarquables du Baou-Roux (1), M. le professeur G. Vasseur, de Marseille, en a recueilli un assez grand nombre et expliqué leur présence par la proximité de Marseille antique (2). Mais nous avons nous aussi, dans les Alpes-Maritimes ou tout à côté, des villes qui, d'abord phéniciennes (3), furent dans la suite des comptoirs grecs dépendant de Marseille : Antibes très rapprochée, puis Nice et plus loin Monaco ; il est certain que les tribus arriérées qui habitaient le pays à cette époque parti­culière et encore assez nébuleuse, ont eu des relations plus ou moins amicales avec ces villes ; d'où importation dans l'intérieur du pays, par échange ou par brigandage, d'objets utiles ou d'ornements, provenant des étrangers plus civilisés. Où les chercher et les recueillir ?

Les camps, surtout ceux rapprochés des côtes, semblent tout indiqués ; dans tous les cas, l'absence constatée de des objets dans les camps aurait aussi une signification et mériterait encore d'être notée.

Jusqu'à présent les poteries de la période grecque n'ont pas été très nombreuses dans les fouilles du Camp du Bois, où tout est loin d'avoir été fait : mais une attention particulière sera toujours portée dans les dégage­ments ultérieurs, non seulement à la recherche de ces objets, mais surtout à la délimitation très précise de leur emplacement par rapport aux autres niveaux et aux trouvailles environnantes. Aucun élément ne saurait être négligé pour arriver à reconstituer sur des données positives l'histoire de ces curieux monuments si nombreux dans notre pays.

(1) G. VASSEUR : Note préliminaire sur l'Industrie Ligure, (poteries et silex taillés) en Provence, au temps de la colonie grecque, in-4°, 48 pages, 5 pl. (Extr. des Annales de la Faculté des Sciences de Marseille, t. XIII, p. 83, imp. Barlatier, Marseille, 1904).

(2) Michel CLERC et G. ARNAUD D'AGNEL: Découvertes archéologiques à Marseille, grand in-4° 114 pages, 3 p1. Marseille, Aubertin et Rolle, édit., Marseille, 1904. - Ch. COTTE et Marin TABOURET • L'Oppidum de la Cloche, à Pas-des-Lanciers. (Extrait du Bulletin de la Société Archéologique de Provence, année 1905, n° 3.)

(3) BARGÈS : Recherches archéologiques sur les colonies phéniciennes établies sur le littoral de la Celto-­Ligurie), (in-8°, 160 p., Leroux, édit., Paris, 1878).

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