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Dolmen de Candumy (Cabasse, Var)

  • Mis à jour Lundi, 30 Novembre 2009 00:02
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Découvert par G. Bérard en 1965 et fouillé en juillet de la même année. Le dolmen est situé en marge de la commune de Cabasse sur une butte en bordure de la route départementale reliant Cabasse à Besse-sur-Issole.

Carte 3444 OT – TOP 025 au nord de Flassans-sur-Issole/ Cabasse - au centre du petit îlot dans les champs de vignes 30m à droite de la D13 – 4808,37 – 274,71 cahé dans la végétation. (info R. Esclair)

dolmen de candumy (cabasse)
dolmen de candumy (cabasse)

candumy_berard

(Topographie G. Berard)

Description
Le tumulus est formé par un mamelon naturel rocheux. Le dolmen de forme rectangulaire dispose d'un couloir s'ouvrant au sud-ouest. La porte est délimitée par deux dalles dressées de chant. La dalle de chevet provient des poudingues quaternaires de l'Issole, les autres éléments du substratum rocheux. Des saignées au niveaux du sols ont été pratiquées par les préhistoriques afin de fixer solidement les dalles, le tout calé par des galets de rivière.
Les murets nord et sud de la cella ont probablement été détruits lors d'une seconde utilisation du dolmen.
Le couloir est délimité par des dalles dressées et des murets. Un simple seuil de terre délimitait le couloir de la cella. Une dalle couchée à l'entrée de celui-ci semble être une stèle aniconique qui en marquait l'entrée (Bérard, 1981).

Les vestiges archéologiques
Le dolmen étant intact à sa découverte, une fouille minutieuse a pu y être pratiquée. 2 couches ont été identifiées, la couche supèrieure a pu être subdivisée en 2 niveaux distincts (1A & 1B).

La couche 1A est composée d'ossements humains pris dans les racines. Des fragments de crâne, des fragments, des os longs brisés sans connexion anatomique. Une violation d'époque médiévale a perturbé ce niveau dans la zone sud-est. Un dépôt en place, caractérisé apr une fosse-foyer, contre la dalle dans l'angle nord-est, traversant les 2 couches sur 25 cm de profondeur a livré les reste d'un corps calciné, quatre fragment de céramique et une perle en stéatite. Les traces de rubéfaction sur les pierres voisines témoignent d'une crémation in-situ, exécutée sur un corps en partie décharné, posé à même les braises.
Couche 1B : à la base de la couche 1A se trouvait un niveau intermédiaire dont les sédiments se composaient d'un remaniement d'époque des couches 1 et 2 en formation (sol de piétinement). Une dizaine de dépôts sépulcraux ont été pointés dans cette couche 1B.
Ces 2 couches ont livré 6 armatures de flèche brisées, 1 alène en cuivre, des fragments de céramique, une dizaine de perles (serpentine, stéatite, calcaire), 1 bord de vase en céramique noire, un aiguisoir et un fragment d'un autre, 5 éclats de silex, 1 lamelle et une fragment d'une autre.

La couche 2, en contact avec le substratum à l'origine, a été retirée par les utilisateurs des couches 1A&B et rejetée au nord et au sud de la cella. Les ossements de cette couche sont très fragmentés et seuls les os courts comme les phalanges sont déterminables. Des éléments on été également retrouvés sur le tumulus : perle en tonnelet, une perle à ailette, neuf perles annulaires en calcaire et en test de coquillage, un fragment de flèche. Ce mobilier a été extrait de la chambre lors de la "vidange" de cette dernière par les préhistoriques. Des éléments épars ont pu être ainsi rassemblés puis reconstitués (perle en quarts hyalin, N°17).


Comme dans de nombreux dolmens varois, la présence de plusieurs couches atteste d'une continuité culturelle qui a entraîné la réutilisation des chambres sépulcrales depuis leur construction jusqu'à la fin de l'Age du Bronze. Dans bien des cas, les nouveaux utilisateurs ont non seulement rajouté leurs dépôts, mais au préalable vidé une partie du remplissage antérieur... Ce n'est qu'au début de l'age du Fer que les dolmens tombent réellement en désuétude et perdent leur caractère sépulcral vraiment fonctionnel. Ils n'en gardent pas moins une sorte de valeur religieuse ou magique aux yeux des population postérieures, ce qui expliquerait les documents Hallstattiens ou romains qu'on y trouve parfois et qui sont peut-être des offrandes. (Bérard, 1981)

Commentaires  

 
0 # JEGO 03-08-2016 06:19
Dolmen sur la commune de Flassan sur Issole
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