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Faisait partie du diocèse d’Embrun et de la viguerie de Seyne, aujourd’hui dans le canton du Lauzet-Ubaye. Le terroir, de près de 4000 hectares, est partagé entre une zone de collines et une zone de montagnes. Domaine du comte de Provence, La Bréole est érigée en consulat au XIIIe (Atlas, p. 166). A partir de 1079, deux prieurés sous le titre de saint Pierre et de Sainte-Marie sont cités comme appartenant aux moines de Saint-Victor. Celui de Saint-Pierre deviendra l’église paroissiale. L’autre demeure pour l’instant inconnu.

CSV
. 1079 (II, n° 843, p. 218). Cella ad Bredola
. 1080-1085 (II, n° 699, p. 42). Ecclesia sancti Petri de Bredola et aliam sancte Marie
. 1113 (II, n° 848, p. 238). Ecclesia Sancte Marie de Bredola cum ecclesia parrochiali
. 1135 (II, n° 844, p. 227). Ecclesia Sancte Marie de Bredola cum ecclesia parrochiali
. 1242 (II, n° 1021, p. 481) Prior de Bredula
. 1337 (II, n° 1131, p. 619). Prieuré de Bredula

L’habitat va connaître plusieurs localisations. Quand les moines de Saint-Victor sont présents aux XIe et XIIe siècles, c’est dans un milieu ouvert, non défensif, sans doute à l’emplacement du village actuel. A partir du début du XIIIe siècle, un castrum va se former sur un piton difficile d’accès à 1 km au nord du village actuel. Selon Féraud (p. 232), le château était bâti sur une masse de rochers, dont la majeure partie n’offrait que des précipices inaccessibles. Une nouvelle église voit le jour accompagnée du cimetière. Durant les guerres de Religion, le siège de la forteresse dure 7 jours à partir du 5 novembre 1586. C’est la fin du village perché, l’habitat retournant dans les collines en hameaux et fermes dispersés.

72. La procession sur la montagne

Deux indices sur une procession votive sont peut-être concordants. C’est d’abord le coutumier de 1835 qui relate que le lundi de Pentecôte, il y a une procession extraordinaire sur le sommet d’une montagne. C’est ensuite l’abbé Féraud (p 233) qui, à propos du château et de l’ancien village dont il ne reste plus que quelques masures et des vestiges de l’ancien cimetière, où l’on allait en procession le jour de l’Ascension et le 29 juin. Le 29 juin, fête de saint Pierre, rappelle sans doute la titulature de l’église paroissiale. Il ne reste alors que le cimetière, seul rescapé des destructions et de la désertion du village.

Le territoire va être divisé en quatre paroisses. La Bréole avec une église dédiée à saint Pierre, Charamel et sa paroisse Saint-Marc, paroisse de Costebelle avec comme patron saint Marcellin et La Garde sous le titre de saint Barthélemy, église construite en 1695 selon l’abbé Féraud et toujours en état (p. 234). Seules les paroisses de La Bréole et de Costebelle présentent des chapelles rurales.

73. Chapelle Saint-Joseph

Elle est citée de 1858 à 1920 sur la paroisse de La Bréole, la plupart du temps qualifiée de propre. Il nous a été impossible de la repérer, elle semble avoir complètement disparue.

74. Les chapelles Saint-Pancrace et Saint-Roch

Situées dans la paroisse de Costebelle, en 1860 elles sont qualifiées de propres, puis en 1867 Saint-Pancrace est en mauvais état, St-Roch, mieux. Situation que l’on retrouve en 1892, deux chapelles rurales dont une en mauvais état. Enfin, le 19 novembre 1919, autrefois, il existait deux chapelles rurales, aujourd’hui elles tombent en ruine. La carte IGN signale un oratoire sous le titre de Saint-Pancrace à 500 m à l’ouest de Costebelle (1) .

Synthèse

Deux églises citées en 1079, Sainte-Marie et Saint-Pierre  semblent relever des premières paroisses fondées au cours du XIe siècle par les moines bénédictins. Abandonnées lors de l’enchâtellement, celle de Sainte-Marie va disparaître ; par contre Saint-Pierre va redevenr paroisse lors de l’abandon du site perché.


(1) Visites pastorales de 1858, 1860, 1867, 1873 (2V 88), 1892 (2 V 94) 1919 et 1920 (2 V 95).

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