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Faisait partie du diocèse de Sisteron et de la viguerie de Forcalquier, aujourd’hui dans le canton de Reillanne. Cette petite commune de 793 hectares est située au nord de Reillanne à une altitude moyenne de 600 mètres et est irriguée par le Largue qui passe sur sa limite est. Avec 300 habitants en 1315, le territoire est reconnu inhabité en 1471. Il va remonter péniblement à 160 habitants en 1765 et 181 en 1851. Le village est constitué seulement du château, de l’église et de quelques maisons. Le reste de l’habitat est dispersé en plusieurs bastides. L’église est sous le titre de l’Assomption de la Vierge et la nef est réduite à une travée. Sous le berceau brisé, se trouve un cordon assez grossier, au méplat profilé d’une doucine. Chevet plat, clocher-arcade à trois baies. L’église est encore un spécimen du roman tardif, XIIIe siècle peut-être (Collier, p. 121. Egalement Provence Romane 2, p. 233). Elle est citée en 1274, ecclesia de Albennatio (Pouillés, p. 117).

Les visites pastorales du XIXe siècle annoncent qu’il n’existe pas de chapelle rurale sur le territoire. La carte de Cassini et le cadastre de 1833 sont également muets. On peut seulement repérer deux toponymes, Sainte-Marguerite au sud et Saint-Jean au nord qui peuvent être les reliquats d’anciens prieurés. En effet, Dom Cottineau mentionne un prieuré bénédictin sous le titre de Saint-Jean (1).


(1) Dom L.-H. COTTINEAU, Répertoire topo-bibliographique des abbayes et prieurés, Macon, 1936, I, p. 187.

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